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Le football qui lance le virus .it

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Le football italien n’arrêtera jamais d’apprendre. Et pour étonner. Il continue de désobéir aux règles et de lancer métaphoriquement le ballon dans les gradins. La confirmation est venue de Lazio-Turin, le deuxième match fantôme après la Juve-Napoli le 4 octobre. Le 22 décembre, le Collège de Garantie du Coni, annulant la pénalité d’un point au club bleu et ordonnant la récupération du match, a précisé que la disposition d’une ASL doit être respectée, ce qui va évidemment au-delà du protocole de juin et de la disposition relative à un éventuel report ponctuel.

Le président fédéral Gravina a tenté une distinction forcée entre les deux cas, soulignant que la disposition de l’Autorité sanitaire locale de Naples avait été émise la veille et celle de l’Autorité sanitaire locale de Turin une semaine plus tôt. Une question de timing. Mais c’est une mauvaise question car une disposition émise un jour avant ou une semaine avant a la même valeur, car c’est la question la plus délicate, celle de la santé publique.

Le conseil de la Lega Serie A s’est réuni pour se prononcer sur « l’impossibilité objective de jouer Lazio-Torino » rapportée par Gravina, mais ne l’a pas considérée aussi en raison de la pression d’autres clubs qui avaient précédemment suivi le protocole. Et donc, après cinq mois, une fois de plus, nous avons malheureusement vu une équipe se présenter au stade et attendre 45 minutes dans les vestiaires avant de rentrer chez elle. Selon certaines interprétations, le juge sportif pourrait considérer l’absence de Turin causée par la « force majeure » et ordonner la reprise du match à Rome, ne décrétant pas la défaite pour 0-3 et -1 pour la grenade par opposition à ce qui s’est passé pour le Naples. Mais alors il faut expliquer pourquoi au club bleu qui a mis deux mois et demi pour affirmer les mêmes raisons sacro-saintes.

Contrairement au cas d’octobre dernier, la FIGC et la Lega n’avaient pas la même position: puis ensemble elles ont élevé un mur devant Naples, cette fois seule la Lega est restée sur cette ligne. La sentence du Collège de garantie – une gifle aux juges fédéraux de première et deuxième instance – a fait jurisprudence et aurait dû suggérer à Gravina et aux présidents des ligues de convoquer immédiatement la commission scientifique médicale pour une mise à jour du protocole . Cela n’a pas été fait, peut-être aussi parce que le président fédéral était engagé dans la campagne électorale, qui s’est terminée triomphalement la semaine dernière, avec le soutien du Caire, patron de Turin, et de l’opposition de Lotito, le numéro un de la Lazio. On avait compris à l’occasion de la Juve-Napoli que le protocole était inadéquat et le club bleu avait fait ce cadeau dans deux recours auprès des juges fédéraux, subissant même au deuxième degré une décharge d’infractions avant d’avoir enfin justice dans les salles de classe de la Foro Italico. Il a également été surpris d’apprendre que De Laurentiis aurait soutenu Gravina lors de l’élection à la présidence.

Cette histoire ne s’est pas terminée car la Juve-Napoli doit encore être jouée. Comme hypothèse plus concrète, après l’élimination des Azzurri de la Ligue Europa, la date du mercredi 17 mars est apparue. S’ils sont confirmés, les hommes de Gattuso affronteront trois matches à l’extérieur de 14 à 21 sur les terrains de Milan, Juve et Rome, concurrents directs pour la qualification de la Ligue des champions. Il est vrai qu’un match doit être récupéré le plus tôt possible, mais on pourrait prendre en compte les dommages évidents que Napoli risque de subir. S’il veut vraiment aider son équipe dans ces semaines compliquées, De Laurentiis se bat pour au moins attendre de savoir si la Juve poursuivra sa route vers la Ligue des champions pour une éventuelle date alternative. La confrontation entre la FIGC et la Lega contre la Lazio et Turin confirme qu’il n’y a pas d’unité de but dans le football. Cela s’est également vu dans les événements de la vente des droits de télévision pour la période triennale 2021-2024 et l’entrée de fonds dans le capital de la Ligue. Entreprise millionnaire sur laquelle les clubs se sont séparés. Il y a ceux qui voudraient cet argent immédiatement et ceux qui demandent de ne pas accélérer les délais pour augmenter les offres. La pandémie a porté un coup très dur au système, avec des dommages estimés à 700 millions. Mais de nombreux clubs naviguaient depuis un certain temps dans de mauvaises eaux, maintenus à flot par des budgets «ajustés» grâce à des plus-values ​​fictives sur les ventes de joueurs. Une vraie bulle financière, pour laquelle un contrôle strict par la Fédération a été annoncé, mais ensuite les choses se sont passées autrement. La question ne concerne pas seulement les clubs de petite ou moyenne taille mais aussi l’un des plus puissants et des plus connus au monde: quel est le sort de l’Inter Milan après que le président Zhang ait suspendu ses investissements dans le football chinois? Quelle attention y a-t-il réellement de la part des organes de contrôle sur la situation financière de la première équipe? Il est légitime de se demander en se souvenant que qu Il y a vingt ans, deux places prestigieuses, Florence et Naples, ont été contraintes de redémarrer de la série C

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